- Préparation du projet
- Information du consommateur
- Création de l’entreprise
- Licence du restaurant
- Local commercial
- Embauche de salariés
- Réglementation d'hygiène et de sécurité
- Information du consommateur
Préparation du projet
- Pour commencer, il faut définir le concept du restaurant (thème, décoration, menu...) et réfléchir à son secteur géographique. L'emplacement est en effet déterminant pour la réussite du projet. Il faut, de préférence, privilégier une zone passante et bien desservie par les transports en commun. L'outil en ligne ODIL peut aider dans cette démarche, en donnant accès à des données locales.
- Puis il faut réaliser une étude de marché dans le secteur géographique choisi pour mieux connaître le secteur de la restauration. Cela servira de guide sur la bonne stratégie à mener en analysant les concurrents, les clients potentiels et le marché de la restauration.
- Ensuite, il faut étudier précisément les prévisions financières de ce futur restaurant, en analysant les coûts et les aides éventuelles. Il est très important de réfléchir au mode de financement du restaurant.
- Et enfin, il faudra choisir un nom d'enseigne et vérifier sa disponibilité auprès de l'INPI. Ce nom pourra ensuite être déposé en tant que marque.
Création de l’entreprise
Il faut savoir qu'ouvrir un restaurant est soumis aux mêmes formalités administratives que l'ouverture d'un commerce. L'entrepreneur doit s'immatriculer au registre du commerce et des sociétés (RCS), se déclarer aux services des impôts, s'immatriculer au régime social des indépendants (RSI) et respecter certaines obligations comptables, entre autres. L'avantage est que ces formalités sont presque toutes prises en charge par le centre de formalités des entreprises (CFE), situé bien souvent auprès de la chambre de commerce et d'industrie (CCI). En fonction du statut que choisira l'entrepreneur (auto-entrepreneur, société, franchisé, commerçant indépendant, commerçant ambulant), différentes formalités seront nécessaires. Et il faut savoir que celui qui désire ouvrir un commerce de restauration peut être propriétaire de son fonds de commerce et l'exploiter directement, ou il peut exploiter un fonds de commerce en location-gérance (il n'en est alors pas le propriétaire). Par ailleurs, si le futur restaurateur est ressortissant de l'espace économique européen ou de la Suisse, il n'a pas d'autre démarche à effectuer. Mais s'il est de nationalité étrangère, il devra être titulaire d'une carte de séjour temporaire, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle commerciale. Déléguer la rédaction des formalités administratives à un expert.Licence du restaurant
Si le futur restaurateur a prévu de vendre des boissons alcoolisées uniquement au moment des repas, comme accessoire à la nourriture, il doit posséder une licence de restaurant.
Mais s'il veut vendre de l'alcool en dehors des repas (faire un bar-restaurant), alors il devra posséder une licence de débit de boissons à consommer sur place. Il faut savoir que cette dernière autorise en même temps le service d'alcool dans le cadre de l'activité de restauration, donc il est inutile de cumuler les deux.
Par ailleurs, si l'établissement possède l'une ou l'autre de ces licences, il a le droit de vendre à emporter les boissons autorisées par sa licence et peut aussi être autorisé à revendre les tabacs.
Concernant ces licences, il en existe plusieurs catégories suivant le type de boissons qui seront commercialisées et suivant leur teneur en alcool.
À noter que si aucun alcool n'est servi avec les repas, aucune autorisation spécifique de la mairie, ni aucune licence, ne sont nécessaires.
Et pour obtenir sa licence, le futur restaurateur doit commencer par suivre une formation spécifique qui va lui permettre d'avoir un permis d'exploitation valable pendant 10 ans.