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Médecine du travail : adhésion, affiliation et visites

Les obligations de l’employeur dès le premier salarié
4 novembre 2026 par
Stéphanie PINATON
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1Une adhésion obligatoire dès le premier salarié

Dès l’embauche du premier salarié, quels que soient le secteur et la taille de l’entreprise, l’employeur doit adhérer à un service de prévention et de santé au travail (SPST). Les petites entreprises s’adressent en général à un service interentreprises (SPSTI), car un service autonome n’est possible que pour les grandes structures. Le coût de l’adhésion est supporté uniquement par l’employeur. Son montant varie selon le service : renseignez-vous avant d’adhérer.

Une fois adhérent, l’employeur déclare ses salariés au service, avec leur poste et les risques associés. C’est ce qui détermine le type de suivi de chacun. Les coordonnées du service doivent aussi figurer sur le panneau d’affichage obligatoire.

1 500 €

Ne pas adhérer est une infraction. Selon l’une des sources consultées, l’amende peut atteindre 1 500 € par salarié non suivi.

Le défaut de suivi peut aussi aggraver la responsabilité de l’employeur en cas d’accident ou de maladie professionnelle.

2Qui doit être affilié au suivi ?

Les salariés

Tous sont concernés, quelle que soit la nature du contrat : CDI, CDD même court, apprentis, temps partiel, télétravail. Pour les intérimaires, c’est l’entreprise de travail temporaire qui est responsable du suivi.

Le dirigeant

Tout dépend de l’existence d’un contrat de travail, pas de sa fonction.

Dirigeant titulaire d’un contrat de travail
Emploi salarié réel cumulé avec le mandat, ou associé salarié : il est concerné et passe les visites comme un salarié.
Dirigeant sans contrat de travail
Président ou directeur général de SAS ou SASU, gérant minoritaire ou égalitaire de SARL sans emploi salarié : il n’est pas tenu de passer les visites, même s’il relève du régime général de la Sécurité sociale. Le suivi médical du travail vise les salariés et les personnes placées sous l’autorité de l’employeur, ce qu’un mandataire social n’est pas. Les sources divergent sur ce point, certaines raisonnant à partir de l’affiliation au régime salarié : le contrat de travail est le critère à retenir, mais confirmez avec votre service.
Dirigeant non salarié
Gérant majoritaire de SARL ou d’EURL, entrepreneur individuel, micro-entrepreneur : il n’est pas concerné non plus. S’il adhère à un service de prévention, il peut seulement bénéficier d’un suivi. Une proposition de loi voudrait rendre ce suivi obligatoire, mais ce n’est pas encore la règle.
Conséquence : un dirigeant seul dans son entreprise, sans contrat de travail ni salarié (SASU par exemple), n’a pas d’adhésion obligatoire à un service de santé au travail.

3Les différentes visites

VisiteQuandPour qui / par qui
VIP (information et prévention), ex-visite d’embaucheDans les 3 mois suivant la prise de poste, puis au plus tard tous les 5 ans (3 ans pour certains salariés : travailleurs handicapés, de nuit)Postes sans risque particulier. Médecin du travail, ou infirmier, collaborateur médecin ou interne selon protocole
Suivi individuel renforcé (SIR)Examen d’aptitude avant la prise de poste, puis au moins tous les 4 ans, avec une visite intermédiaire à mi-parcoursPostes à risques particuliers (amiante, plomb, produits cancérogènes…). Médecin du travail
Mi-carrièreDans l’année civile des 45 ans (ou âge fixé par accord de branche)Tous les salariés. À demander par l’employeur
RepriseDans les 8 jours suivant la reprise effectiveAprès congé maternité, maladie professionnelle, accident du travail d’au moins 30 jours ou arrêt non professionnel d’au moins 60 jours
Pré-repriseDès 30 jours d’arrêt (facultative)À l’initiative du salarié ou du médecin ; ne remplace pas la visite de reprise
À la demandeÀ tout momentSalarié, employeur ou médecin du travail ; gratuite pour le salarié
Fin de carrière / post-expositionAvant le départ ou après l’expositionSalariés suivis en SIR
Toutes ces visites ont lieu pendant le temps de travail, aux frais de l’employeur. La liste des postes en suivi renforcé évolue : certaines sources signalent une mise à jour récente, à vérifier auprès de votre service.
Checklist pour l’employeur
  • Adhérer à un SPST avant ou dès l’embauche du premier salarié.
  • Déclarer chaque salarié avec son poste et ses risques.
  • Planifier la VIP dans les 3 mois, et l’examen d’aptitude avant la prise de poste pour un poste en suivi renforcé.
  • Suivre les échéances : périodicité, mi-carrière, reprise après arrêt.
  • Conserver les avis du médecin et les preuves de convocation.
  • Afficher les coordonnées du service.

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Ce document est une information générale. Plusieurs sources consultées sont des sites professionnels secondaires, et certains délais ont évolué avec les réformes récentes : confirmez-les auprès de votre service de prévention et de santé au travail ou sur service-public.fr avant de les communiquer.

Stéphanie PINATON 4 novembre 2026
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